Après la bataille concernant l'obtention du droit de défense et participation aux travaux de la "Commission Charbonneau", une autre bataille s'annonce à l'horizon. Cette fois-ci, elle est entre les partis politiques et Jacques Duchesneau l'ex-chef de l'Unité anti-collusion.

Ce dernier avait annoncé se porter bénévole pour enquêter sur le financement illégal des partis politiques. De ce fait, l'avocate du PQ "Estelle Tremblay" a affirmé que les activités exercées en parallèle avec les travaux de la commission Charbonneau se contredisent avec l'article 37 du code civil du Québec. Tremblay estime que ledit dirigeant de l'UAC a porté transgression à "l'impartialité et l'indépendance de sa fonction de représentant de l'État". L'accusation de transgresser la loi touche même la commission Charbonneau en autorisant d'une part à Duchesneau d'enquêter de façon directe ou implicite et en utilisant les résultats de cette enquête d'une autre part, toujours selon l'avocate du PQ.

De sa part, le gouvernement est également passé à l'assaut. L'ex-enquêteur de l'Unité permanente anti-corruption "Martin Morin" est poursuivi par l'avocat représentant du procureur général du Québec, Benoît Boucher. On reproche à l'accusé d'avoir établi dans son rapport des faits non vérifiés basés sur des estimations personnelles. Tandis que Jacques Duchesneau subira un contre-interrogatoire jeudi matin par l'avocat du gouvernement.